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Cancer des glandes salivaires et assurance emprunteur

Une solution d'assurance de prêt ?
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Geoffroy Roques, courtier en assurance emprunteur

Mis à jour le 20 mai 2025

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Lorsque l’on souhaite assurer son prêt immobilier ou professionnel après avoir eu un cancer des glandes salivaires, la question principale ne sera pas celle du taux d’assurance.

Si le prix reste important, la question de l’obligation d’assurance voire de certaines garanties d’assurance devra ici retenir votre attention.

Avant même de vous rendre à la banque pour obtenir votre simulation de prêt afin d’avoir une estimation du taux d’emprunt, vous aurez intérêt à vous pencher sur votre assurabilité sur le contrat ADI (assurance décès invalidité).

Le cancer des glandes salivaires peut bénéficier de dispositifs d’accès à l’emprunt. Mais attention a bien s’adresser à des spécialistes de l’assurance emprunteur pour pouvoir y accéder. Cela vous évitera une fausse déclaration mais vous permettra également de trouver une alternative si vous ne rentriez pas dans les cases.

Vous anticipez un problème d’assurance emprunteur ? Vous avez besoin de conseil ? Vous avez une exclusion de garantie ? un refus ? une surprime ? Votre dossier est urgent ?

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Comprendre le cancer des glandes salivaires

Le cancer des glandes salivaires se manifeste souvent par une masse indolore dans la région de la mâchoire, du cou ou de la bouche. Cette grosseur anormale peut évoluer lentement, ce qui retarde parfois le diagnostic.

Dans certains cas, on observe une difficulté à avaler, une douleur faciale, une asymétrie du visage ou une faiblesse musculaire. Ces signes peuvent indiquer une atteinte du nerf facial, surtout si la tumeur touche la glande parotide, la plus fréquemment concernée.

Une modification de la salivation ou une sensation de pression dans la bouche peuvent également apparaître.

Les causes exactes du cancer des glandes salivaires restent encore mal connues. Cependant, certains facteurs de risque sont identifiés. L’exposition prolongée à des radiations, notamment lors de traitements antérieurs ou de radiographies dentaires répétées, peut augmenter les risques. Des expositions professionnelles à certains produits chimiques (poussières, solvants, métaux lourds) sont également mises en cause.

Le tabac et l’alcool, bien qu’impliqués dans d’autres cancers ORL, semblent avoir un lien plus faible ici. Des antécédents familiaux de tumeurs salivaires pourraient jouer un rôle, tout comme certaines infections virales rares

 

Qu’en est-il du diagnostic et traitement

Le diagnostic du cancer des glandes salivaires repose sur une évaluation clinique et des examens d’imagerie comme l’IRM ou le scanner. Ces outils permettent de localiser la tumeur et d’évaluer son étendue. Une biopsie, souvent à l’aiguille fine (cytoponction), est essentielle pour analyser les cellules tumorales.

Selon le type histologique (comme l’adénocarcinome ou le carcinome mucoépidermoïde), les traitements seront adaptés. Un bilan d’extension peut être réalisé pour rechercher d’éventuelles métastases. Le diagnostic différentiel est crucial car certaines masses sont bénignes. Une prise en charge rapide par une équipe spécialisée en ORL oncologique améliore les chances de guérison.

Le traitement du cancer des glandes salivaires dépend de la taille, du type et du stade de la tumeur. La chirurgie est souvent le premier choix, visant à retirer totalement la tumeur, parfois avec une partie de la glande touchée, comme la parotide.

Si le nerf facial est atteint, une réparation nerveuse peut être envisagée. En cas de tumeur agressive ou résiduelle, une radiothérapie est souvent ajoutée pour limiter le risque de récidive. La chimiothérapie est moins utilisée, réservée aux formes avancées ou métastatiques.

Une solution pour votre déclaratif santé ?

Cancer des glandes salivaires et assurance emprunteur

En cas d’antécédent de cancer des glandes salivaires, vous aurez peut-être tendance à accepter sans discuter l’assurance proposée par votre banquier. Ce réflexe est compréhensible, mais souvent contre-productif.

L’assurance groupe bancaire n’est pas toujours adaptée aux profils médicaux considérés comme à risque aggravé. Vous pourriez vous retrouver face à des garanties limitées, des exclusions non expliquées ou encore des prestations peu couvrantes en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité.

Lorsque la banque vous accepte au niveau de l’assurance emprunteur, certaines formules proposent une limitation de prestation ITT/IPT à votre perte de revenu ou n’indemnisent qu’à partir d’un seuil d’invalidité élevé (généralement plus de 66% en cas d’invalidité).

Le questionnaire santé est le point de départ pour ce qui concerne la partie souscription

On vous demandera vos antécédents médicaux, les traitements suivis, vos périodes d’arrêt de travail, votre prise en charge en ALD, voire vos éventuelles pensions d’invalidité.

Ce questionnaire contiendra des questions générales et c’est à ce moment-là que vous devrez indiquer votre cancer des glandes salivaires.

Une fois ce paramètre pris en compte, le service médical de la compagnie d’assurance activera le dispositif AERAS (possible notamment si votre assurance de prêt immobilier couvre moins de 420 000€ de capital et si votre emprunt se termine avant vos 71 ans).

Le médecin conseil pourra vous demander des documents médicaux plus précis et en lien avec votre cancer (compte rendu opératoire, résultats d’examen, bilan histologique…).

Ici le médecin conseil vous donnera la décision de la grille d’acceptation de la compagnie d’assurance pour laquelle, il travaille.

Si l’organisme d’assurance n’est pas favorable pour le cancer des glandes salivaires, vous pourrez avoir un refus d’assurance de prêt immobilier ou à minima un refus de garantie ITT avec surprime.

Il est donc important d’aller consulter d’autres organisme et notamment des courtiers spécialisés comme le site de la convention AERAS. La Loi Lagarde permet cette démarche sans que le banquier ne puisse modifier votre taux de crédit.

La solution de la délégation pour assurer un risque aggravé de santé

Tout l’intérêt de la délégation d’assurance (assurance externe à la banque) repose sur la variété des prix, des garanties mais aussi dans l’acceptation de dossier contenant des antécédents de santé.

Les contrats en délégation assurent quasiment la moitié des emprunteurs ayant une pathologie déclaré dans leur questionnaire médical.

L’avantage de ce produit est qu’en cherchant bien, vous trouverez un taux d’assurance qui sera 30 à 50% moins élevé que celui présenté par votre banque.

Ainsi en cas de surprime, vos cotisations seront donc moins impactées. Cela permettra notamment d’éviter les problèmes de taux d’usure.

En passant par un assureur externe avec l’aide d’un courtier expérimenté dans les risques aggravés de santé, vous pourrez déposer votre dossier auprès de compagnies qui ont l’habitude de traiter ces situations.

Un courtier connaîtra les assureurs les plus ouverts, les conditions pour bénéficier d’une meilleure couverture ou les subtilités d’un dossier AERAS de niveau 3.

Il pourra aussi vous orienter sur la Loi Lemoine pour envisager un changement d’assurance plus tard, ou vous conseiller sur le choix d’une autre banque si celle que vous avez sélectionnée se montre inflexible.

Ce n’est pas juste une question de coût, mais d’obtention même de votre prêt immobilier. Un mauvais conseil ou un dossier incomplet peut vous faire perdre plusieurs semaines… ou votre futur bien.

Après un cancer des glandes mieux vaudra éviter de vous orienter vers des comparateurs en ligne. Vous n’y trouverez pas les connaissances techniques dont il faut disposer avant de souscrire son contrat.

Votre adhésion sera basée sur la simulation bancaire et les seules exigences de la banque en termes de garantie. Or s’il y a bien un chose à faire avant d’adhérer à l’assurance quand on présente un risque médical, c’est d’anticiper les problèmes qui arriveront dans un second temps (accord du prêt en cas de dépassement de taux d’usure ou absence de toutes les garanties d’assurance).

Les plateformes reliées aux comparateurs n’étant là que pour vous ouvrir l’espace client, vous vous retrouverez sans assistance au moment le plus important. Résultat, vous augmenterez vos chances que le crédit immobilier vous soit refusé ou bien encore votre TAEA (taux annuel effectif d’assurance).

Souscrire une délégation d’assurance c’est bien, mais en cas de risque santé, il ne faut pas suivre la méthode indiquée dans les manuels de formation.

En adhérant à votre assurance emprunteur via un expert, vous comprendrez que la couleur du contrat n’est pas l’élément le plus important.