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Contracter une assurance de prêt immobilier après un cancer de l’estomac

Une solution d'assurance de prêt ?
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Geoffroy Roques, courtier en assurance emprunteur

Mis à jour le 11 avril 2025

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Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le cancer de l’estomac est le cinquième cancer le plus fréquent dans le monde avec environ un million de nouveaux cas diagnostiqués chaque année.

En France, environ 6 500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, majoritairement chez les hommes âgés de plus de 60 ans.

Côté crédit immobilier, le médecin conseil de la compagnie d’assurance orientera rapidement votre dossier vers le service dédié aux risques aggravés de santé.

En retour, de potentiels refus et surprimes qu’il convient de savoir anticiper lorsque l’on souhaite obtenir l’assurance emprunteur exigée par la banque.

Quelques rappels avant de vous exposer comment assurer votre emprunt après un cancer gastrique :

  • Le droit à l’oubli pourra être une solution si vous finissez votre crédit avant vos 60 ans.
  • Les conditions d’assurance emprunteur en lien avec votre cancer de l’estomac seront fonction du stade et du délai existant entre la fin de votre traitement et la souscription du contrat.
  • Un courtier spécialisé en risques aggravés de santé pourra vous orienter vers un organisme adapté.
  • La banque pour vous accorder le crédit souhaitera que les risques de décès, d’invalidité et d’incapacité soit couverts.

Vous anticipez un problème d’assurance emprunteur ? Vous avez besoin de conseil ? Vous avez une exclusion de garantie ? un refus ? une surprime ? Votre dossier est urgent ?

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Quelles sont les garanties d’assurance emprunteur à souscrire après un cancer gastrique ?

Pour obtenir votre crédit immobilier, la banque va vous demander de souscrire une série de garanties afin d’être couvert en cas de maladie (cancer gastrique ou tout autre affection) ou d’accident.

Partant du principe que vous pourriez être en difficulté financière pour rembourser votre emprunt si vous étiez en arrêt de travail ou en invalidité, elle vous demandera pour un emprunt de résidence principale les couvertures suivantes :

  • PTIA (perte totale et irréversible d’autonomie)
  • IPT (invalidité permanente totale)
  • ITT (incapacité temporaire totale)

En cas de PTIA, l’assureur soldera votre crédit immobilier.

En cas d’IPT ou d’IPT, la compagnie prendre en charge vos échéances d’emprunt.

La garantie décès étant obligatoire dans le contrat d’assurance emprunteur vous serez systématiquement couvert.

A noter que les assureurs ne font pas d’exclusion médicale sur cette garantie. Ainsi si vous obtenez une assurance, peut être paierez-vous plus cher, mais votre cancer de l’estomac, serait en cas de récidive entrainant un décès, couvert. Votre crédit serait donc soldé.

Même si la banque ne vous le demande pas, nous vous recommandons fortement de rajouter deux options de garanties :

  • La garantie IPP pour être couvert à partir d’un taux d’invalidité de 33%
  • L’option MNO pour ne pas subir de restrictions sur les pathologies discales ou psychiques

Ces deux derniers points sont rarement inclus dans les contrats bancaires.

Ainsi, un assuré invalide à 60% n’est pas toujours pris en charge.

Si vous souhaitez changer d’assurance emprunteur, la banque acceptera la substitution si les garanties présentées sont équivalentes. Si la banque a refusé de vous couvrir en ITT à cause de votre cancer de l’estomac, vous pourrez donc présenter un contrat alternatif avec uniquement les garanties décès PTIA.

 

Que faut-il savoir sur le cancer de l’estomac ?

La plupart du temps des cancers de l’estomac sont des adénocarcinomes.

Voyons ce qu’il convient de savoir sur ce type d’affection cancéreuse.

Quels sont les premiers symptômes ressentis ?

Les symptômes du cancer de l’estomac sont variés et souvent discrets à ses débuts. Ils incluent des douleurs ou un inconfort gastrique persistant, des difficultés à digérer ou une sensation de brûlure. D’autres signes courants comprennent une perte d’appétit inexpliquée, une sensation rapide de satiété et une perte de poids importante sans raison apparente.

Certains patients peuvent observer des nausées ou des vomissements fréquents, parfois avec présence de sang. Des selles noires, signe de saignement digestif, sont également un indicateur préoccupant. La fatigue chronique et une faiblesse générale peuvent survenir en cas d’anémie causée par une perte sanguine interne, symptôme fréquent mais tardif dans l’évolution du cancer gastrique.

 

Comment diagnostique-t-on un cancer gastrique ?

Le diagnostic du cancer gastrique débute généralement par une consultation médicale attentive aux symptômes du patient. Un examen physique minutieux est suivi d’investigations plus approfondies comme la gastroscopie. Cet examen clé permet d’observer directement l’intérieur de l’estomac grâce à une caméra introduite par la bouche. Durant la gastroscopie, une biopsie peut être effectuée, prélevant ainsi un petit échantillon de tissu pour analyse au microscope.

En complément, des examens d’imagerie médicale, tels que l’échographie abdominale, le scanner ou l’IRM, sont fréquemment utilisés pour préciser l’étendue de la maladie. Des tests sanguins spécifiques peuvent aussi aider à identifier l’état général de santé et d’éventuelles complications comme l’anémie.

 

Quels sont les traitements possibles ?

Le traitement du cancer gastrique dépend principalement du stade de la maladie lors du diagnostic. La chirurgie constitue le traitement principal, consistant à retirer une partie ou la totalité de l’estomac, intervention nommée gastrectomie partielle ou totale. Cette opération peut être associée à l’ablation des ganglions lymphatiques proches pour éviter la propagation.

La chimiothérapie est fréquemment utilisée avant et après la chirurgie pour réduire la taille de la tumeur et éliminer les cellules cancéreuses restantes. La radiothérapie, quant à elle, peut être proposée en combinaison avec la chimiothérapie pour renforcer l’efficacité du traitement. Des thérapies ciblées, visant des caractéristiques spécifiques des cellules cancéreuses, offrent également des alternatives prometteuses dans certains cas avancés.

 

Quelles peuvent être les causes de cette pathologie ?

Plusieurs facteurs augmentent les risques de développer un cancer de l’estomac. L’infection chronique par la bactérie Helicobacter pylori est la cause principale, favorisant une inflammation prolongée et des lésions précancéreuses. Une alimentation riche en sel, en viandes fumées ou transformées, et pauvre en fruits et légumes augmente aussi considérablement le risque.

Le tabac est un autre facteur important, tout comme une consommation excessive d’alcool. Les antécédents familiaux de cancers gastriques et certaines conditions génétiques rares constituent des facteurs de prédisposition. Enfin, une exposition professionnelle prolongée à certains produits chimiques ou toxiques peut également contribuer à l’apparition du cancer de l’estomac.

 

Une solution pour votre déclaratif santé ?

Comment déclarer son cancer de l’estomac dans le questionnaire santé ?

Dans une majorité de cas, pour adhérer à une assurance emprunteur, il faudra compléter un questionnaire de santé.

Ce document permettra au médecin conseil d’être informé de votre antécédent médical et de vous demander les précisions nécessaires pour ensuite vous communiquer sa décision.

Les deux seuls cas où vous n’aurez pas à déclarer votre cancer seront :

  • L’accès au droit à l’oubli
  • La possibilité d’utiliser la Loi Lemoine.

Si vous êtes soumis à questionnaire santé ou avez l’obligation de déclarer votre ancien cancer de l’estomac, vous pourrez préciser un des intitulés suivants lorsque l’on vous demandera si vous avez souffert d’une pathologie gastrique :

  • Tumeur de l’estomac
  • Carcinome gastrique
  • Néoplasie gastrique
  • Adénocarcinome de l’estomac

Suite à cela et afin de compléter votre dossier médical vous pourrez joindre :

  • Le compte rendu de votre intervention chirurgicale
  • Le dernier compte rendu de suivi de votre gastro entérologue ou oncologue
  • Le compte rendu histologique

Ce dernier document sera très important puisqu’il permettra à l’assureur de connaître précisément le type de cancer de l’estomac dont vous avez souffert. Il y a en effet, une classification selon les lettres TNM :

  • La lettre T (Tumeur) suivie d’un chiffre allant de 0 à 4 décrit l’extension de la lésion dans la paroi de l’estomac.
  • La lettre N (ganglion ou N ode en anglais) suivie d’un chiffre allant de 0 à 3 indique si le cancer s’est étendu aux ganglions lymphatiques situés près de l’estomac.
  • La lettre M (Métastase) suivie d’un 0 ou d’un 1 indique si le cancer s’est étendu ou non à des organes distants.

En croisant cette classification et la date de la fin de votre protocole thérapeutique, le médecin conseil pourra votre communiquer les conditions d’assurance de la compagnie d’assurance pour laquelle il travaille.

Quelle sera la décision du médecin conseil en cas de cancer de l’estomac ?

Une des premières choses à savoir sur la décision du médecin conseil est qu’elle sera différente d’un assureur à l’autre.

Vous avez donc tout intérêt à solliciter un courtier spécialisé dans les risques aggravés de santé si vous souhaitez souscrire dans une compagnie qui peut vous accorder l’assurance aux meilleures conditions.

Les assurances groupes commercialisées par les banques ne seront pas forcément adaptées car leur principe de mutualisation a tendance à exclure les personnes en situation de risques aggravés de santé.

Grâce à une délégation (assurance externe à la banque) vous dossier médical sera étudié en profondeur.

Si le délai entre votre rémission et votre souscription est trop court, votre dossier pourra être ajourné. Cela signifie que vous ne rentrerez pas encore dans la grille d’acceptation médicale de l’assureur.

Il est recommandé d’attendre 2 ans après la fin des traitements pour éviter le refus d’assurance ou l’ajournement.

Au-delà ce délai vous commencerez à avoir des accords d’assurance sur les garanties décès PTIA mais nombre d’organismes continueront de vous refuser les garanties ITT pourtant demandées par la banque pour vous accorder l’emprunt.

Les garanties décès PTIA seront soumises à des surprimes exprimées en pour mille pendant une durée correspondant au risque de rechute. Ainsi votre cotisation pourra être fortement augmenter sur une durée limitée.

La convention AERAS pourra être activée si le refus d’assurance est total.

Si vous avez un refus de niveau 2 en convention AERAS parce que vous finissez votre emprunt après 71 ans ou empruntez moins de 420 000€, votre dossier ne sera pas transmis au pool de réassureur géré par la commission au niveau 3.

Vous perdrez donc une chance d’obtenir l’assurance demandée par votre banque.

La prise en compte de la classification des adénocarcinomes gastriques

La compagnie d’assurance se réfèrera à la classification des adénocarcinomes gastriques pour vous indiquer :

  • L’accord ou le refus d’assurance
  • L’exclusion ou le refus de certaines garanties (IPT, IPP, ITT, PTIA)
  • Le montant de la surprime

Comme nous l’avons vu la classification selon les lettres TNM qui apparaîtront sur votre examen auront une importance.

Cela permettra de déterminer le stade du cancer.

Sur les cancers gastriques il va exister :

  • Le stade 0 (carcinome in situ)
  • Le stade 1 A qui correspond à un envahissement de la couche de tissu conjonctif de la muqueuse
  • Le stade 1B qui indiquera cancer s’est aussi propagé à 1 ou 2 ganglions lymphatiques situés près de l’estomac
  • Le stade 2 A ou 2 B
  • Les stade 3 A, 3 B ou 3C
  • Le stade 4

A partir du stade 2, c’est essentiellement le nombre de ganglions régionaux métastasiques qui va poser des problèmes d’assurance.

Dans ce cas, il sera possible d’accéder au droit à l’oubli si votre traitement est terminé depuis plus de 5 ans et que votre date de fin de prêt n’est pas après vos 71 ans.

Avant de procéder à de multiples devis pour comparer des tarifs qui ne seront pas maintenus après l’étude de votre questionnaire médical, penchez-vous sur la question de votre interlocuteur.

La convention AERAS s’appliquant dans l’ensemble des établissements d’assurance et de banque, c’est bien votre courtier qui pourra, de par sa connaissance, faire la différence.

Le mode d’emploi pour emprunter après un cancer gastrique ne se trouve pas dans les manuels remis au conseiller bancaire. La recherche d’un spécialiste du risque aggravé de santé et son orientation vers la délégation d’assurance qui sera à adéquation avec votre profil médical sera une première étape, mais attention ce ne sera pas la seule.