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Assurance emprunteur et cancer de la vulve

Une solution d'assurance de prêt ?
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Geoffroy Roques, courtier en assurance emprunteur

Mis à jour le 19 mai 2025

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Le cancer de la vulve représente environ 5 % des cancers gynécologiques. En France, on recense près de 1 000 nouveaux cas chaque année, selon l’Institut National du Cancer. Il touche principalement les femmes de plus de 70 ans, mais l’âge moyen tend à baisser avec l’augmentation des infections à HPV.

Lorsque vous devrez souscrire l’assurance de votre prêt immobilier, il sera donc plus complexe d’accéder au droit à l’oubli (âge maximum de fin de prêt fixé aux 71 ans de l’emprunteur).

Pour limiter les surprimes ou les exclusions totales ou partielle de garantie, mieux vaudra s’orienter vers un courtier spécialisé dans les risques aggravés de santé.

Vous anticipez un problème d’assurance emprunteur ? Vous avez besoin de conseil ? Vous avez une exclusion de garantie ? un refus ? une surprime ? Votre dossier est urgent ?

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Quelques informations sur le cancer de la vulve

Le cancer de la vulve est une tumeur maligne qui se développe à partir des tissus génitaux de l’appareil reproducteur féminin.

Diagnostic

Le processus de diagnostic commence par une observation minutieuse des lésions vulvaires. Un prélèvement (biopsie) est nécessaire pour analyser les tissus suspects. L’examen histologique confirme la nature cancéreuse ou non de la lésion. Si un cancer est détecté, des examens d’imagerie comme l’IRM ou le PET-scan permettent de connaître l’étendue du cancer et de localiser d’éventuelles métastases.

Un examen des ganglions inguinaux est également réalisé pour vérifier une propagation locale. Un diagnostic précis guide le choix du traitement. L’approche est personnalisée, en fonction du stade du cancer, de l’âge de la patiente et de son état de santé global.

Traitement

Le traitement varie selon le stade du cancer et l’état général de la patiente. La chirurgie est souvent la solution privilégiée. Elle consiste à retirer la tumeur avec des marges saines, et parfois les ganglions lymphatiques. En cas de tumeur étendue, une radiothérapie peut être proposée en complément ou en alternative.

La chimiothérapie est rarement utilisée seule, mais peut renforcer l’efficacité d’autres traitements. Dans certains cas, des traitements innovants comme l’immunothérapie sont envisagés. La prise en charge inclut aussi un accompagnement psychologique et sexologique. Une surveillance régulière est mise en place après les soins pour détecter toute récidive.

L’infection par le papillomavirus un des principaux facteurs de risque

Le cancer de la vulve peut avoir plusieurs origines. L’infection chronique par le papillomavirus humain (HPV) est l’un des principaux facteurs. Le risque augmente aussi avec le tabagisme, les lésions précancéreuses non traitées ou des maladies vulvaires chroniques.

Le vieillissement est également un facteur favorisant, car le système immunitaire s’affaiblit avec l’âge. Certaines femmes sont plus exposées en raison d’un terrain immunodéprimé (VIH, traitements immunosuppresseurs). Une meilleure hygiène de vie, la vaccination anti-HPV et un suivi médical régulier permettent de limiter les risques.

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Cancer récent et assurance emprunteur : quand l’ajournement devient la norme

Lorsque le cancer est trop récent, il est fréquent que l’assureur prononce un ajournement. Cela ne signifie pas un refus définitif, mais simplement que vous ne rentrez pas encore dans ses critères médicaux d’acceptation.

Dans les faits, il faut souvent attendre au moins deux ou trois ans après la fin des traitements pour que certains assureurs commencent à envisager une couverture, notamment en cas de pathologie comme un cancer de la vulve.

Avant ce délai, la réponse est généralement négative, quel que soit le contrat.

Ici la Loi Lemoine qui permet d’emprunter sans questionnaire santé pourra être une solution si votre cancer de la vulve est traité depuis peu de temps. Mais attention, il faudra respecter des conditions de montant et de durée d’emprunt (moins de 200 000€ garantis et une fin de prêt avant 60 ans).

D’autres part, ne souscrivez pas le premier contrat venu, car certains pourraient ne pas vous couvrir correctement en cas d’incapacité (ITT) ou d’invalidité (IPT et/ou IPP)

Si vous devez compléter un questionnaire santé, veillez à fournir les comptes rendus opératoires, les examens d’imagerie, les marqueurs tumoraux ou encore les comptes rendus d’ablation de la vulve. Cela vous fera gagner du temps.

Ce délai sera important car si vous souscrivez l’assurance groupe de la banque, il peut se passer trois semaines entre le moment où votre dossier est complet et celui où le médecin conseil vous fait son retour (cas du passage au niveau 3 de la convention AERAS).

 

La décision du médecin conseil en cas de cancer de la vulve

Si vous avez eu un cancer de la vulve, vous devez retenir que chaque compagnie a sa propre politique de souscription.

Certaines vont exclure certains cancers, d’autres vont accepter mais avec une surprime plus ou moins importante, et d’autres encore ne se prononceront pas sans un recul médical suffisant.

La décision la plus difficile à traiter est celle du refus total d’assurance de prêt immobilier.

La décision du médecin conseil sera généralement prise en croisant :

  • L’ancienneté de votre cancer
  • Votre âge au moment du diagnostic
  • Le stade (généralement établi selon la classification de FIGO)
  • La taille de la tumeur

Basiquement si votre cancer de la vulve est guéri depuis 4 ans et la tumeur avait affecté seulement la vulve ou la vulve et le périnée (équivalent d’un stade 1A ou 1B), il sera plus facile de souscrire une assurance emprunteur.

Certaines compagnies devront alors être sélectionné en amont pour obtenir les meilleures conditions possibles sur les garanties décès PTIA.

En cas de stade 3 ou plus, il faudra étudier des possibilités un peu plus techniques.

Dans ce contexte, l’intervention d’un courtier spécialisé en assurance emprunteur pour risque aggravé est essentielle. Il saura vers quelles compagnies orienter votre dossier et pourra anticiper les éventuelles conditions (surprime, exclusion, ajournement).

Il pourra aussi vous conseiller sur les alternatives si aucune assurance n’est possible ou encore des modifications de votre projet.

Là où votre banquier ou courtier immobilier réfléchira possibilité financière, le courtier assurance emprunteur aura une vision solution assurance.

Deux métiers complémentaires.

Aussi, ne vous fiez pas aux seules informations transmises par l’intermédiaire en crédit. A la base son métier est d’éviter que vous puissiez souscrire une délégation d’assurance (perte de marge pour lui). La vision des solutions n’est donc pas à 360 degrés.