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Quel est le prix d’une assurance de prêt risque aggravé ?

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Geoffroy Roques, courtier en assurance emprunteur

Mis à jour le 1 juin 2026

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Lorsque vous devez emprunter et donc assurer votre emprunt, une situation de risque aggravé peut vous faire voir les choses sous un autre angle.

Si pour les profils d’emprunteurs non risqués, le taux du crédit reste bien souvent au centre du débat, la vision sera différente si l’on est malade.

Il en sera de même pour tout risque qui est à déclarer à l’assureur.

Le budget assurance n’étant pas extensible à volonté, le fait que le prix puisse être revu à cause d’un risque spécifique sera un élément de plus à prendre en considération.

Bien souvent, vous serez dans l’inconnue quant au montant de surprime et au futur taux d’assurance de prêt.

Si un novice vous dit d’avancer et de voir ce qu’il en est ensuite, un courtier spécialiste de l’assurance emprunteur pourra anticiper nombre de points et donc réduire le montant de vos cotisations.

Vous souhaitez souscrire votre assurance emprunteur ou changer de contrat ? Vous souhaitez être accompagné et conseiller par un courtier spécialiste de l’assurance de prêt ?

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Qu’est-ce qu’une situation de risque aggravé

En assurance emprunteur, on qualifie de risque aggravé tout risque complémentaire qui est susceptible d’entrainer une exclusion, un refus de garantie ou une majoration de tarif. Pour ce dernier point, on parlera de surprime.

Lors de l’adhésion, il vous sera demandé :

  • Si vous exercez un sport à risque
  • Si vous avez des déplacements à l’étranger
  • Si vous avez des problèmes de santé

Pour l’aspect, c’est un questionnaire santé qui déterminera si vos antécédents de santé ou votre profil médical actuel posent « souci ».

Comment est fixé le tarif d’une assurance de prêt en cas de risque médical ou sportif ?

Avant même de prendre en compte les risques médicaux ou sportifs, un assureur calcule son prix de base en tenant compte :

  • De votre âge
  • De la durée du prêt
  • De votre métier (CSP notamment)
  • Du fait que vous soyez fumeur ou pas
  • Des garanties sélectionnées (décès, PTIA, IPT, ITT, IPP, option MNO, chômage, …)
  • Du type de prêt et son mode d’amortissement (prêt à taux fixe amortissable, différé, palier de remboursement, …)

Cela permet de fixer un taux d’assurance emprunteur.

Ce taux sera ensuite appliqué sur le capital emprunté ou restant dû pour déterminer le montant de la cotisation mensuelle.

Dans un second temps, les éléments sportifs ou médicaux pourront modifier le tarif.

Pour cela, l’assureur vous demande de compléter un questionnaire médical ou sportif.

Selon votre pathologie, son ancienneté et sa gravité, le montant de cotisation pourra être revu à la hausse.

À contrario, en cas de refus de garantie (ITT et ITP notamment), votre prix baisse. Ici, ce sera logique, puisque des garanties ne seront pas accordées.

Pour les risques sportifs, le fonctionnement est totalement identique. C’est la dangerosité du sport, votre niveau, le fait que vous fassiez des compétitions ou encore la fréquence de pratique qui influera sur votre montant de prime d’assurance.

L’application d’une surprime

Le terme technique employé par les assureurs pour évoquer une augmentation du coût de vos cotisations est « surprime ».

Elle peut être fixée :

  • En taux : l’assureur ajoute, par exemple 0.15% à votre taux d’assurance initial
  • En pourcentage (cas le plus fréquent) : si vous avez un taux de surprime de 50%, cela signifie que votre cotisation va être multipliée par 1.5
  • En pour millage : cette surprime est un montant forfaitaire. Elle est totalement décorrélée du prix de base. Elle est notamment utilisée pour les anciens malades d’un cancer. Elle est généralement élevée, mais sur une durée limitée (les 2 ans qui vous séparent d’une rémission, par exemple).

Tous les assureurs ne pratiquent pas les mêmes types de surprime.

Pour un risque sportif, une compagnie pourra pratiquer le pour millage quand son concurrent appliquera une surprime en taux.

Le plus important à retenir est que les surprimes ne sont pas identiques pour un risque similaire.

C’est ici qu’un courtier spécialisé en risque aggravé apportera une forte plus plus-value.

Il saura, par exemple, pour une pathologie cardiaque, quel assureur aura la surprime la moins élevée. Il en sera de même pour les pathologies rénales (polykystose rénale, maladie de berger, …), les maladies auto-immunes (spondylarthrite ankylosante, lupus systémique, …) ou respiratoires (asthme, apnée du sommeil).

La majoration de prime en cas de dépression

Certaines affections vont systématiquement engendrer une majoration de la prime d’assurance. C’est notamment le cas quand vous indiquez avoir fait une dépression.

Il faut, pour rappel, ne jamais omettre d’indiquer ce type de pathologies dans son questionnaire médical.

Cela entrainera la nullité du contrat suite à une fausse déclaration.

La majoration de cotisation se fera la plupart du temps sur les garanties décès PTIA du contrat. C’est sur ces 2 garanties de base que le taux de surprime sera appliqué.

Les pourcentages de surprime pour une dépression peuvent aller de 25 à 150%.

Ce pourcentage sera déterminé :

  • En fonction de la grille d’acceptation médicale de la compagnie que vous avez sollicitée
  • De l’ancienneté de l’épisode
  • De la durée de l’arrêt de travail
  • Du type de traitement (prise d’antidépresseur) et de son dosage

À l’extrême, la présence d’une tentative de suicide aura aussi son impact sur le prix de l’assurance.

Comme vous le voyez, le médecin-conseil se base sur nombre d’éléments pour calibrer une potentielle augmentation de votre tarif.

L’augmentation du coût décès PTIA ITT en cas de diabète

Le diabète est une pathologie bien spécifique en assurance emprunteur.

Un courtier spécialisé vous évitera les contrats qui excluent cette pathologie auto-immune et privilégiera les offres qui vous acceptent au titre des garanties décès PTIA IPT ITT moyennant une augmentation du coût.

Cette augmentation se portera de manière différenciée selon les garanties souscrites.

D’ordre général, le surcoût sera plus important sur les garanties incapacité et invalidité.

Que votre diabète soit de type 1 ou de type 2, une étude via un courtier assurance risque aggravé apportera son utilité.

Si votre prix de base est de 50€, et que vous souffrez d’un diabète de type 1, le tarif passera rapidement à 100€ mensuel. Sur 300 mois (emprunt immobilier sur 25 ans), cela représente un budget de 30 000€.

Libre à vous de laisser les clés du camion à votre banquier ou à une centrale d’appel, mais le manque de compétence sur ce sujet précis, risque de vous coûter cher.

Le plafonnement de cotisation grâce à l’écrêtement AERAS

La convention AERAS est un dispositif qui se met en place si vous remplissez 3 conditions :

  • Présence d’un risque de santé aggravé
  • Emprunt immobilier de moins de 420 000€
  • 71 ans maximum en fin de prêt

La convention AERAS n’a pas d’influence sur le montant des surprimes. Celui-ci est fixé librement par la compagnie d’assurance. Ainsi, on peut avoir des pourcentages de surcote différents d’un organisme à l’autre.

En revanche, la convention AERAS prévoit une disposition si le montant total de la cotisation pèse plus de 1.40% dans le TAEG.

Ici, le niveau de cotisation sera absorbé par le dispositif et mutualisé entre les compagnies signataires du texte.

Les assureurs alternatifs seront ici régulièrement perdants, puisqu’ils devront compenser les surprimes plus élevées appliquées sur les contrats groupe.

Une annulation de surprime est également applicable sur les prêts à taux zéro si vous avez moins de 35 ans.

Si votre taux d’assurance représente plus de 1.40%, une comparaison via un courtier spécialisé sera généralement plus efficace en termes de gain.

Ce sont généralement les emprunteurs de plus de 50 ans qui seront concernés. D’éventuels antécédents cardiologiques ou rénaux pourront faire monter rapidement la note si l’emprunt est réalisé sur une longue durée.

Comparer les tarifs

Le coût de l’assurance lorsqu’on pratique le parapente

Si vous sélectionnez une assurance individuelle où les risques sportifs doivent être déclarés, il y a de grande chance que le parapente occasionne un prix final plus élevé que celui du devis initial.

Sachez que le marché de la délégation d’assurance intègre des offres qui couvrent les risques sportifs (y compris sports extrêmes), sans surcoût.

Ces contrats sont un peu plus chers que ceux qui étudient le risque en sur mesure, mais, in fine, ce choix pourrait être plus rentable.

Concrètement, ces offres permettent d’être couvert au même titre que de nombreux contrats groupe, mais sans avoir les carences de garantie.

En effet, certaines banques mettent en avant le fait que leurs contrats ont un niveau d’exclusion faible. Cependant, elles omettent de préciser que le niveau de garantie n’est pas toujours à la hauteur :

  • Pas de couverture en cas d’invalidité partielle
  • Des prestations limitées à la perte de revenu (principe indemnitaire)
  • Restrictions sur les affections dorsales et psychiques

Un contrat qui ne garantit pas l’invalidité si le taux d’incapacité est de 60% peut couvrir le parapente sans exclusion. Cela ne veut pas dire pour autant que vous toucherez la prestation.

Cancer : quand la Loi Lemoine réduit le délai d’accès au droit à l’oubli à 5 ans

Depuis 2022 et la mise en place de la Loi Lemoine, l’accès à l’emprunteur après un cancer s’est considérablement amélioré.

Cette loi a réduit le délai d’accès au droit à l’oubli à 5 ans.

Si vous avez eu un cancer, cela signifie que vous n’aurez plus à l’évoquer dans le questionnaire médical si les deux conditions suivantes se cumulent :

  • Votre protocole thérapeutique est terminé depuis plus de 5 ans
  • Votre âge au terme du prêt est inférieur à 71 ans

En ne déclarant pas votre cancer, vous bénéficiez du tarif classique. Aucune majoration ne peut vous être appliquée.

Attention, cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut accepter l’offre d’assurance de votre banque.

L’accès au droit à l’oubli est une première étape. Pour réduire votre prix, orientez-vous vers une délégation d’assurance.

L’inclusion pour certains cancers de moins de 5 ans

Si vous n’avez pas encore atteint le délais des 5 ans après la fin du traitement, un principe d’inclusion peut avoir été mis en place par certains organismes.

En sollicitant un courtier spécialisé, vous aurez le même résultat qu’avec le droit à l’oubli pour les cancers suivants :

  • Sein
  • Testicule
  • Prostate

Vous aurez une offre moins large, mais un spécialiste pourra vous orienter vers un contrat dont le taux d’assurance de base ne sera pas modifié après étude de votre passif médical.

Le nombre d’organisme est limité. Comme pour le droit à l’oubli, ne vous satisfaite pas d’une solution. Vous risqueriez de tomber :

  • Sur des prestations qui ne soient pas forfaitaires
  • Une absence de couverture pour les invalidités inférieures à 66%
  • Un TAEA plus élevé que la moyenne

Changer d’assurance de prêt pour baisser le prix en cas de risque aggravé

En tant que courtiers spécialistes des risques aggravés, nous sommes régulièrement sollicités après validation de l’offre de prêt.

Malgré des conditions pas très favorables, nombre d’emprunteurs s’engagent avec l’assurance proposée par leur établissement bancaire. Ils ne veulent pas risquer le refus de prêt ou des retards administratifs.

Ils préfèrent donc utiliser la Loi Lemoine en lieu et place de la Loi Lagarde.

Si un changement d’assurance n’est pas toujours possible sur un crédit professionnel, il reste envisageable sur du prêt immobilier.

La banque devra traiter la demande de changement (édition d’un avenant que vous devrez retourner signer après respect du délai Scrivener) sous 10 jours et doit accepter la substitution si les garanties présentées sont à minima équivalentes.

Si l’on ne peut pas toujours réduire le taux de surprime, il reste régulièrement envisageable de baisser le prix.

Le taux de surprime est fixé en fonction de la pathologie déclarée et des garanties demandées (décès PTIA, IPT, ITT, IPP, MTT, MNO, …).

Si l’on prend l’exemple du surpoids et que l’IMC est supérieur à 40, votre dossier peut avoir été accepté au niveau 3 avec une surprime de 125%.

Dans l’hypothèse où vous ayez une majoration identique, vous aurez un tarif plus bas.

Voici un exemple :

  • Cas n°1 : cotisation sur le contrat groupe avant sélection médicale : 100€ mensuel
  • Cas n°2 : cotisation sur l’offre en délégation avant sélection médicale : 70€ mensuel

En appliquant la surprime de 125%, la cotisation du contrat groupe passera à 225€. Sur l’offre en délégation, elle ne sera que de 157.50€.

Si vous avez emprunté sur 25 ans, l’économie sera de 20250€.

D’expérience, les plus gros gains se font sur les pathologies suivantes :

  • Pathologie psychiatrique
  • AVC
  • Maladie cardiaque (remplacement ou pose de valve cardiaque, défibrillateur
  • BPCO
  • Cancer
  • Sclérose en plaques
  • VIH
  • Hémophilie
  • Apnée du sommeil
  • Sleeve
  • Lymphome (maladie de Hodgkin ou lymphome non hodgkinien)
  • Vascularite

Les pathologies de type spondylarthrite, RCH, Maladie de Crohn, polyarthrite rhumatoïde, n’engendre pas autant de gain financier.

Deux raisons à cela :

  • Bien souvent, la banque refuse les garanties incapacité et invalidité : si vous avez un accord avec une délégation, les garanties seront facturées. Vous serez donc couvert pour des risques complémentaires.
  • Les niveaux de surprimes ne sont pas très élevés.

Si votre tarif d’assurance a été majoré, et même après plusieurs années de remboursement de crédit, le jeu peut en valoir la chandelle.