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Comment emprunter quand on est en situation d’obésité en 2026 ?

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Geoffroy Roques, courtier en assurance emprunteur

Mis à jour le 4 mars 2026

obésité assurance credit immobilier

Chaque année, le 4 mars marque la Journée mondiale de l’obésité, une occasion de sensibiliser le public aux causes, conséquences et solutions de cette maladie qui touche des millions de personnes dans le monde.

Alors que depuis le mois de janvier 2026, la ministre de la Santé Stéphanie RIST a dévoilé la feuille de route 2026-2030, il nous a paru important d’évoquer le sujet de l’accès au crédit immobilier.

Cette année encore, la possibilité d’assurer son prêt immobilier en obtenant les garanties exigées par les banques restera une difficulté.

Faisons le point sur ce qu’il faut savoir avant de faire sa souscription d’assurance décès PTIA, IPT, ITT.

 

L’IMC et son incidence sur les décisions des médecins conseils

L’obésité est bien plus qu’une question d’apparence, elle est un facteur de risque majeur pour de nombreuses maladies chroniques qui complexifie l’obtention de l’assurance décès invalidité (Cf : assurance de prêt quand on est en surpoids).

Dans le cadre de l’adhésion à une assurance emprunteur, l’étape du questionnaire médical fera basculer votre projet immobilier entre deux possibilités :

  • J’arrive à acheter car l’établissement bancaire accepte de me financer
  • J’ai un refus de prêt faute d’avoir pu obtenir une assurance

Si tout n’est pas binaire, il sera questions de statistiques.

Ces statistiques proviendront des assureurs et réassureur et serviront à construire une grille d’acceptation médicale.

C’est cette grille qui ensuite déterminera si :

  • Vous avez un refus d’assurance
  • Vous avec un refus de garantie
  • Vous avez une surprime et donc une augmentation de votre tarif.

Dans la construction d’une grille d’acceptation médicale et avant même de prendre en compte votre IMC et la présence de facteurs de risques, les généralités en lien avec le surpoids (cholestérol, diabète, risque cardio, risque de développer certains cancers, …) seront intégrées dans le prix.

Le surpoids et son impact sur la santé

L’obésité est définie par une accumulation excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé. L’Indice de Masse Corporelle (IMC) est l’outil de mesure le plus couramment utilisé pour évaluer le surpoids et l’obésité. Il se calcule en divisant le poids (en kg) par la taille au carré (en m²). Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :

  • Un IMC entre 25 et 29,9 indique un surpoids.
  • Un IMC de 30 ou plus définit l’obésité.

L’obésité et la situation de surpoids ont connu une augmentation spectaculaire au cours des dernières décennies. Selon l’OMS, le nombre de cas d’obésité a triplé depuis 1975.

En France, environ 17 % des adultes sont obèses et près de la moitié de la population est en surpoids. C’est d’ailleurs à la suite de ce constat que le ministère de la santé avait déjà mis en place le Plan Obésité 2010–2013 et la feuille de route 2019-2022.

Une difficulté d’accès au crédit immobilier à cause de la maladie

L’obésité est une maladie multifactorielle influencée par plusieurs éléments :

  • Facteurs alimentaires : Consommation excessive de calories, aliments ultra-transformés, excès de sucres et de graisses.
  • Mode de vie sédentaire : Manque d’activité physique dû à un mode de vie plus axé sur les écrans et les déplacements motorisés.
  • Facteurs génétiques : Certaines prédispositions familiales peuvent favoriser la prise de poids.
  • Facteurs psychologiques : Stress, anxiété et troubles alimentaires (hyperphagie, grignotage émotionnel).
  • Environnement socio-économique : Difficulté d’accès à une alimentation saine, influence de la publicité, manque d’éducation nutritionnelle.

Face à ce que l’on peut qualifier d’épidémie, plusieurs stratégies peuvent être mises en place :

  • Adopter une alimentation équilibrée : Favoriser les fruits, légumes, protéines maigres et céréales complètes tout en réduisant les sucres et les graisses saturées.
  • Augmenter l’activité physique : L’OMS recommande au moins 150 minutes d’exercice modéré par semaine.
  • Interventions médicales et chirurgicales (sleeve, by pass, …) : Dans les cas sévères, des traitements médicamenteux ou la chirurgie bariatrique peuvent être envisagés.

L’obésité est une maladie qui peut rendre plus difficile l’assurance de crédit immobilier malgré le dispositif AERAS et l’étude à 3 niveaux qui peut en découler.

En effet en cas d’obésité morbide, le niveau 3 est atteint rapidement et les assureurs en capacité de se positionner pour garantir les risques d’incapacité invalidité fond comme neige au soleil.

Dans le même temps les banque n’ont pas l’obligation d’accepter les alternatives proposées par le dispositif :

  • Hypothèque
  • Nantissement d’une assurance vie (ou compte titre)
  • Prévoyance existante avec modification de clause bénéficier au profit de la banque

En cas d’accord les garanties ITT et IPT sont régulièrement refusée et les montant de surprime peuvent atteindre plusieurs dizaines d’euros par mois si vous n’êtes pas correctement orienté dès le départ.

 

Un emprunteur en situation d’obésité peut-il accéder au crédit immobilier ?

Une personne en situation d’obésité peut rencontrer plusieurs difficultés pour obtenir un prêt immobilier, principalement en raison des exigences des assureurs en matière d’assurance emprunteur. Cette assurance, indispensable pour la plupart des banques, peut-être plus coûteuse ou même refusée en fonction du profil médical de l’emprunteur.

Si la banque demande une assurance, elle demande aussi des garanties complètes (décès PTIA IPT ITT). Le refus ITT est une des décisions les plus fréquentes à partir d’un certain seuil d’IMC.

Un risque aggravé de santé sur l’assurance emprunteur

L’assurance emprunteur repose sur une évaluation du risque de santé de l’assuré. Pour cela, l’assureur demande systématiquement un questionnaire de santé dans lequel doivent être indiqués le poids et la taille de l’emprunteur. Ces informations permettent de calculer l’indice de masse corporelle (IMC), qui est un critère déterminant dans la tarification de l’assurance.

Dès que l’IMC dépasse 30, la personne est considérée en situation d’obésité modérée. À partir de ce seuil, de nombreux assureurs appliquent des surprimes. Si l’IMC dépasse 35 (obésité sévère), les refus des garanties complémentaires entrainent un refus de prêt bancaire dans nombre d’établissements.

L’impact de l’obésité sur le coût de l’assurance

Les surprimes peuvent fortement augmenter le coût de l’assurance de prêt. Par exemple, un emprunteur avec un IMC supérieur à 35 peut voir le prix de son assurance multiplié par 1,5 voire 2 (surprime de 50 ou 100%) en raison des risques accrus de maladies cardiovasculaires, de diabète ou d’autres pathologies associées à l’obésité.

Dans certains cas, si le montant de surprime est trop élevé, elle peut faire dépasser le taux d’usure fixé par la Banque de France, rendant ainsi impossible l’accord de l’emprunt par la banque.

Le refus de certaines garanties et ses conséquences sur l’accord d’emprunt

Une des principales complications vient du fait que certains une exclusion totale sur  l’ITT, qui couvre les arrêts de travail de longue durée ou l’invalidité (IPT, IPP). Or, pour accorder un prêt, les banques exigent généralement que l’assurance couvre le décès, la perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA), l’invalidité (IPT) et l’ITT. Si l’assureur refuse l’ITT, la banque peut refuser le crédit, considérant que l’emprunteur n’a pas de couverture assurance suffisante au regard de la politique de risque de l’établissement bancaire.

Des solutions existent, mais nécessitent de l’anticipation

Tous les assureurs n’ont pas les mêmes critères d’acceptation.

Certains acceptent des IMC plus élevés sans appliquer de surprimes trop importantes. Il est souvent conseillé de passer par un courtier spécialisé en risques aggravés pour identifier l’assureur le plus adapté.

Ce professionnel connaitra le marché de l’assurance emprunteur mais aussi les compagnies qui ne demandent pas le poids et la taille. Ici vous serez généralement limité en montant d’emprunteur mais la quotité vous permettra peut être de rester dans les seuils.

Une autre alternative peut être la loi Lemoine, qui permet de souscrire une assurance sans questionnaire de santé. Cette Loi est en revanche accessible uniquement si vous faite un crédit immobilier. Elle ne sera pas applicable pour les prêts à la consommation oules créditst professionnels.

Enfin, si vous avez subi une chirurgie bariatrique (bypass, sleeve), il faudra l’ajouter dans votre questionnaire médical.

Ce facteur pourra entraîner un ajournement temporaire de la décision ou, au contraire, améliorer les conditions d’assurance si la perte de poids est significative.

 

Quelles solutions pour trouver la meilleure assurance emprunteur en cas de surpoids ?

Obtenir une assurance emprunteur lorsque l’on est en surpoids ou en situation d’obésité peut nécessiter une stratégie pour limiter les surprimes et éviter un refus de garantie ITT.

C’est ainsi que nous guidons les emprunteurs qui nous sollicite avant de demander leur simulation de prêt.

Anticiper la recherche d’assurance

L’anticipation est une partie de la solution.

Dès le début du projet immobilier, il est conseillé de comparer les offres d’assurance afin d’identifier les assureurs les plus favorables aux emprunteurs en situation de surpoids. Il ne faut pas attendre que la banque impose son contrat groupe, car ces contrats sont souvent moins adaptés aux profils présentant un risque aggravé de santé.

De plus, ils contiennent pour la plupart des carences (restrictions sur les affections dorsales et psychiques, absence de couverture en cas d’invalidité partielle, arrêt des prestations IPT à 65 ans,  ….)

Dès que l’on sait que l’on va souscrire un prêt, il faut donc commencer à chercher une assurance, quitte à constituer plusieurs dossiers auprès de différentes compagnies pour maximiser ses chances d’obtenir un contrat à un tarif raisonnable.

Passer par un courtier spécialisé

Les courtiers spécialisés en risques aggravés (nous contacter) disposent d’une connaissance approfondie des grilles d’acceptation des différents assureurs. Ils peuvent orienter l’emprunteur vers une compagnie qui appliquera des surprimes modérées ou qui acceptera plus facilement de couvrir l’incapacité temporaire de travail (ITT) et l’invalidité permanente totale (IPT).

Un courtier pourra aussi conseiller sur les documents à fournir (bilan médical, analyses de sang, questionnaire surcharge pondérale, etc.) afin de gagner du temps.

Nous montons généralement tous nos dossiers en moins de 24h.

L’avantage du courtier risque aggravé est principalement le gain de temps et d’argent puisqu’il y aura certainement plusieurs milliers de cotisation d’assurance en plus ou en moins selon l’offre d’assurance sélectionnée.

Si vous avez un accord au niveau 3 AERAS, nous sommes par exemple capables, de vous indiquer quel serait le montant de surprime chez un concurrent. Très pratique quand on souhaite connaître le gain mensuel en cas de changement d’assurance.

Opter pour la délégation d’assurance

Grâce à la loi Lagarde de 2010, il est possible de choisir une assurance emprunteur autre que celle proposée par la banque.

La délégation d’assurance permet d’accéder à des contrats individualisés, souvent plus avantageux en termes de tarifs et de couverture. Les assureurs externes proposent souvent des conditions plus souples pour les emprunteurs souffrant de surpoids.

Le tarif de base avant étude du questionnaire santé est parfois 30 à 50% moins cher que le contrat groupe bancaire, les montants de cotisation lié à la surprime y seront donc moins importants.

En terme de taux d’assurance emprunteur comptez que vous ne dépasserez pas les 0.20% si vous avez moins de 40 ans en 2026.

A partir de 45 ans, les problèmes de taux d’usure sont plus fréquents. En sélectionnant une délégation par le biais d’un courtier spécialisé en risque aggravé, vous optimiserez la solution trouvée.

Vérifier l’éligibilité à la loi Lemoine pour ne pas avoir de questionnaire médical à remplir

La loi Lemoine, entrée en vigueur en 2022, permet dans certains cas d’éviter le questionnaire médical et donc de ne pas déclarer son surpoids.

Pour en bénéficier, il faut que la part assurée du crédit ne dépasse pas 200 000 € par assuré et que le prêt soit entièrement remboursé avant le 60e anniversaire de l’emprunteur. Si ces conditions sont remplies, l’assurance ne pourra pas appliquer de surprime ni refuser certaines garanties en raison du surpoids.

Attention à bien signaler les encours de prêt immobilier déjà garantis par une assurance emprunteur car ils rentrent dans le plafond des 200 000€.

Comparer les grilles d’acceptation médicales

Tous les assureurs ne traitent pas l’IMC de la même manière. Certains commencent à appliquer des surprimes dès un IMC de 30, tandis que d’autres ne le font qu’au-delà de 35. De plus, certains assureurs peuvent refuser l’ITT pour un IMC de 37 alors que d’autres l’acceptent jusqu’à 40 ou plus.

Ces grilles peuvent varier si en complément d’un IMC élevé, vous déclarer une hypertension, un diabète ou une cardiopathie.

Rappelons les taux de surprime moyens constatés en 2026 pour un déclaratif de surpoids :

Niveau d’IMC Surprime sur la compagnie A Surprime sur la compagnie B
33,3 25% sur les garanties décès PTIA IPT ITT Pas de surprime
34,3 25% sur les garanties décès PTIA IPT ITT Pas de surprime
35,9 50% sur les garanties décès PTIA IPT ITT Pas de surprime
37,6 25% sur les garanties décès PTIA IPT ITT Pas de surprime
39,8 100% sur les garanties décès PTIA IPT ITT 50 % sur les garanties décès PTIA IPT ITT
41 125% sur les garanties décès PTIA IPT ITT 75% sur les garanties décès PTIA IPT ITT

Comment utiliser la convention AERAS pour limiter la surprime en 2026 ?

La convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) a été mise en place pour faciliter l’accès à l’assurance emprunteur aux personnes présentant un risque de santé aggravé, dont les emprunteurs en situation de surpoids ou d’obésité. Ce dispositif permet d’étudier leur dossier à plusieurs niveaux afin de maximiser leurs chances d’obtenir une couverture.

Ce dispositif permet aussi de bénéficier d’un mécanisme d’écrêtement de surprime qui sera particulièrement intéressant à partir du moment où l’IMC est élevé.

Lorsqu’un emprunteur ne peut pas obtenir d’assurance aux conditions standards en raison de son état de santé, son dossier peut être automatiquement étudié à travers trois niveaux d’analyse successifs :

Niveau 1 : l’étude standard

L’assureur analyse le questionnaire de santé de l’emprunteur et décide s’il peut l’assurer sans surprime ni exclusion.

Si l’assureur ne peut pas proposer une couverture standard, le dossier passe au niveau 2.

Niveau 2 : étude approfondie par l’assureur

L’assureur va exiger des examens complémentaires (bilan sanguin, questionnaire surcharge pondérale, etc.) pour évaluer l’impact du surpoids sur la santé.

Si le risque est toujours considéré comme trop élevé, l’étude passe au niveau 3.

Niveau 3 : réexamen par un pool d’assureurs spécialisés

Votre demande d’assurance emprunteur et l’intégralité de votre dossier médical est transmis à un groupe d’assureurs spécialisés qui évaluent collectivement la possibilité d’assurer l’emprunteur.

En cas d’accord au niveau 3, les surprimes seront souvent supérieures à 100%. En revanche elles ne s’appliqueront que sur la cotisation du risque décès. Les autres garanties ne seront pas acceptées.

Le mécanisme d’écrêtement selon le revenu 2026 ou l’âge

L’un des principaux avantages de la convention AERAS quand on est en situation d’obésité est l’écrêtement de surprime. Ce dispositif permet de limiter le coût de l’assurance pour les emprunteurs aux revenus modestes.

Ce mécanisme intervient lorsque la surprime appliquée par l’assureur dépasse 1,40% dans le taux global d’emprunt.

Si c’est le cas, vous allez pouvoir transmettre votre dernier avis d’imposition à l’assureur afin qu’il prenne en compte vos revenus et le nombre de parts fiscales de votre foyer.

En 2025, voici les revenus qui permettront de bénéficier de l’écrêtement de surprime :

  • 48 060€ (soit 1 fois le Plafond annuel de sécurité sociale en 2026) si vous avez une seule part fiscale.
  • 60 075€ € (soit 1,25 fois le PASS en 2026) si vous avez entre 1.5 et 2.5 parts fiscales.
  • 72 090€ (soit 1,5 fois le PASS en 2026) si vous 3 parts fiscales ou plus

Les parts fiscales dépendront du fait que vous soyez marié ou pacsée et de votre nombre d’enfant.

Dans le cas d’un prêt à taux zéro (PTZ), la surprime sur cette partie du crédit sera totalement prise en charge par AERAS si vous avez moins de 35 ans.

Retenez que si vous avez souscrit l’assurance de la banque par manque de temps, la Loi Lemoine permet de changer d’assurance emprunteur à tout moment.

Vous pourrez donc réduire votre tarif et améliorer vos conditions d’assurance même après le déblocage de fonds.

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